vendredi 11 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2652





2652

Où désormais s'ouvrent et se cultivent

La mémoire et la trace
Je fus migrant
.
Un quai et la mer ouverte
Une voiture balancée en son filet
Vers le ventre ouvert
Cales refermées l'ascension de passerelle
.
Puis l'écume et les bancs
De marsouins et dauphins
Jouant dans le crépuscule
Juste avant que mes yeux fermés
J'entre au bercement de Poseidon
.
Lent sillage tracé
Aux nuits souveraines
D'où Mare Nostrum se fait mère
Où s'échouent les rêves antiques
.
Carthage dans l'aube naissante
Nous ouvrait les portes d'Afrique
Comme If au retour
Nous tendait ses pierres
.
Où désormais s'ouvre et se cultive
La mémoire et la trace
Me voilà migrant parmi d'autres
Anonyme parmi les inconnus

*

Du vent
Ils soufflent
Ne laissent
Que brumes
Dans leur sillage
.
De qui parles-tu
Sinon d'esprits
Comme paniers percés
Jetés au sentier de vivre
Sans distinguer les virages

*

Parfois
D'homme à homme
On pourrait imaginer
.


3 septembre 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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