mardi 8 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2649





2649

Te voilà piétinant
Certain pourtant
D'avoir accompli ton devoir

*

Aurais voulu te prendre dans mes bras
Te serrer très fort contre mon cœur
Dénouer un à un les liens qui nous relient
A ce monde qui ne nous agrée
.
Aurais voulu te voir nue dans le petit jour
Dormir contre mon épaule émue
Me perdre à l'infinie tendresse de tes songes
Effacer ainsi sur l'ardoise du temps
Les stigmates d'une vie de douleur éperdue
.
Aurais voulu un à un défaire
Les faux liens et les fausses rumeurs
Glisser en tes ondes attentives
Et oublier la stupeur des outrages
.
Ô tendre apparition éphémère
Déposée au petit jour des angoisses
Sein vibrant d'une inspiration ouverte
Sous les nuées noires d'un monde occis
Te vouerai profonde admiration
En la quiétude d'un instant de grâce volé

*

Un peu hagard
Me suis égaré
Perdu entre les mailles
De ton petit pull ajouré
.
Un instant ai déposé mes mots
En la chair tendre de tes seins blancs
Buvant la douce cigüe
De nos désirs déliés
.
Au dehors grande la fureur du monde
Tandis que doigts se promènent
Sous la tendre couverture des nuées
Parcourent le sentier étroit
Des profondes voluptés
.
Un instant égaré
Un baiser s'envole
.


31 août 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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