lundi 7 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2648





2648

Devant la boite où nuit s'étire
Contemples les rêves assoupis
Les petits soubresauts
Sur le chemin chaotique
.
Un instant suspendu aux lèvres
Un soupir bu dans l'écoulement
D'un temps sans concessions
Tu puises et t'épuises
Pauvre papillon collé
Aux vitres où images défilent
.
Grands bruits et fureurs
Sables mouvants
Boue et larmes 
Tu marches
Baluchon à l'épaule meurtrie
.
N'est aucun port d'attache
A qui descend de l'exil
Hors mains tendues
En minuscules gestes
De bienvenue

*


Peux pas me retourner
Mon demi-siècle me tanne
Me poursuit m'oppresse
.
Peux pas me retourner
Ne savais rien des monstres
Libérés en cauchemar
Juste avant que je vienne
En ce monde ignoré
.
Peux pas me retourner
Sans voir en longs cortèges
La volonté farouche
De ne jamais recommencer
.
Dès lors marchant
Vois venir l'horizon redouté
Un siècle écoulé sous mes pas
Un demi de protestation
Un zeste de mouvement
Mais rien n'y fait


.
30 août 2015


© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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