vendredi 4 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2645





2645

Notes égrenées en petites poussières d'étoiles
Que l'aube tarde n'a plus d'importance
Bach ouvre la porte du jour
Les rêves serpentent sous les gouttes de rosée

Pour saluer les heures te faut ce réconfort
En celle où s'étire encore
La chaude couverture des nuits

*

Alors fais ce que sais le mieux
Râler devant sombres nuées
Puis regarder le ciel bleu
Et partir dans un grand rire
Conjurant la chute inexorable

*

Puis m'en vais
D'échine délabrée en cou tordu
D'épaule démise en genoux épuisés
Toujours tente de mettre rustines
Où le siècle crève les vies éperdues

*

Petite récolte de pages
Où voguent souvenirs et amertumes
Temps révolu des rêves révolutionnaires
.
Tant d'espoirs défaits
Sur la grève du siècle

*

Tu ne vis que par parenthèse
Déjà mieux que par procuration
Mais quand même

*

Tu aimerais savoir
Ouvrir ton cœur
Offrir ta peau
A la tendre caresse
D'étoiles de passage
.
Te voilà englouti
Sitôt crépuscule éteint
Sous la couverture des fatigues
.
A l'autre bout du monde
S'ouvrent des bras immenses
Pour embrasser ta nuit


.
27 août 2015


© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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