jeudi 3 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2644





2644

Paradoxe d'écrire en août une parole
Née bien plus tard
.
M'en vais en ce décalage
Oublieux du temps et de ses contraintes
.
Mon esprit voyage
Par delà l'espace
Erre à la surface
De terres et de mers souillées

*

Paupières lourdes
Dans la torpeur d'un petit feu
Tu offres l'envol de tes rêves
Aux cieux étoilés
.
De soupirs tu soulignes
La marge étroite
Où se complet ta vie
Une fois livrée
Pieds et poings liés
A la sombre turpitude
Des cauchemars sans fin
.
Un enfant pleure au grenier
Salue de sa mauvaise humeur
La soleil qui s'en vient
.
Tu demeures impassible
Dans l'avancement de l'aube
Et le rougeoiement
Des ultimes braises

*

Laisse ta porte ouverte
N'aie crainte
.
Où passent les saisons
Tu peux déposer ton obole
Nul n'en saisira l'once

*

Dès lors que le ciel t'accompagne
Tu peux errer à ta guise
Les barbelés et les murs
S'effacent sous le couteau des mots
Sous le souffle doux de l'amour
.

26 août 2015


© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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