dimanche 29 novembre 2015

Etat chronique de poésie 2640





2640

Moi j'vous dis que ça
J'ai couru puis marché
Les fleurs s'inclinaient sur mon passage
Mais c'était sous le poids
D'un rosée de fraîcheur
.
L'automne point son nez
Fait rougir les feuillage
Sous la caresse d'un doux vent
Au loin les cimes se font plus noires
Dans les lumières du levant
.
C'est juste avant d'étinceler
Dans la blancheur d'un hiver à venir

*

J'ai donné des couleurs d'or
Au balcon des saisons
Où les mots avaient séché
.
Sous un ciel de tendresse
J'ai déposé petites pensées
Mauves et dorées
Elles clignaient des yeux
Frémissaient sous le vent du soir
.
Un crépuscule d'oubli
Vient à l'heure du dîner
.
Tu fermes la page
D'un soupir

*

Sous lourdes nuées
Tu observes le temps qui passe
Un moment
Puis un autre
.
Ici tu te plonges
Au délice d'agir
D'initier
Le mouvement juste
Celui que nul ne peut imiter
Puisqu'aucun n'est copie conforme
.
Chacun y va de son geste
Puis rentre chez lui


.
22 août 2015


© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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