samedi 28 novembre 2015

Etat chronique de poésie 2639





2639

Il n'est rien resté
Qu'un pâle souvenir
Tu es reparti
Sans un mot
.
Le soleil brillait
Haut dans le ciel
En bas tu grelotais
A l'heure des explosions
.
Il fait si peur en ce monde
Les voici tous
Fermant les issues
Entravant ta fuite
Bâtissant des murs
Où tu ne demandais
Qu'à vivre en paix

*

J'ai si longtemps hésité sur le seuil d'une page, qu'à écrire j'ai perdu mon âme.
J'ai si longtemps tenté de fermer les yeux sur les mensonges proférés, que, perdu, m'en suis retourné suivant ton pas hésitant.

*

Dès lever tes yeux ne voient
Que sang et larmes déversés
A Ankara comme partout
.
Hommes ivres de leurs dieux
Les tuent ainsi que corps assassinés
.
Dès lever tes yeux ne voient
Que peuples massés
Derrière les barbelés de l'esprit
.
Hommes ivres de leurs dieux
Les tuent ainsi que corps assassinés
.
Dès lever tes yeux ne voient
Que main coupée au royaume d'Arabie
Fouets et cimeterres levés pour le crime
.
Hommes ivres de leurs dieux
Les tuent ainsi que corps assassinés

*

Tu voudrais que je parle d'amour
Or dès lever mes yeux voient


.
21 août 2015


© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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