lundi 9 novembre 2015

Etat chronique de poésie 2638





2638

Et ceux-là sont seul
Qui imposent aux autres
Leurs goûts

*

En quel temps suis-je
Qui écrit en décalage
Les mois se sont perdus
D'autres les ont suivi
Ne sachant plus
Dans l'entrelacs étroit
Des chemins de fortune
Vers où diriger la plume
.
Un grand désordre s'en vient
A qui se laisse déborder
Les pages s'articulent
Au grand vide laissé
Attendent sur le quai
Une main complaisante
Qui sache les ramasser

*

C'est mystère qui jaillit
Lorsque tu tient enfin
Le fil des mots
.
Quelques nuages s'accrochent
Au sommet des collines
La colère des orages se fait rare
Et tu attends

*

Tu en avais rêvé pourtant
De ce temps béni de vacance
Où laisser errer tes rêves
Aux sentiers ombragés
D'un temps sans bornes
.
Mais te voilà qui marche
Si vite essoufflé que t'interroges
Sur l'avenir de ton pas

*

Tu t'élances
Dans la fragrance du thym
Ecrasé sous tes pieds
Une aurore se lève
Tu te rendors
.


20 août 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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