dimanche 8 novembre 2015

Etat chronique de poésie 2637





2637

Ce fut comme état de grâce
Tu parlais et on t'écoutais
Tes mots ne tombaient plus
Au fond d'un puits
.
Etonné tu avançais
Et la nuit entourait ton verbe

*

Puis ce fut solitude
Juste interrompue
D'un léger doigt sur la porte
.
Souriante et troublée
Elle entrait
Et posait ton plateau sur la table
Puis ressortait
Oubliant son téléphone
Entre assiette et couverts
.
Obligée de revenir
Troublée de l'acte manqué
Rougissante de confusion
De s'être laissée emporter
En vaines espérances

*

Ainsi vont les nuits
Avec petit bruit du vent
Dans les haubans du port
.
Ton sommeil s'agite
Parfois il te lâche
Tu te regardes dans le miroir
N'y voit que traits tirés
Poches sous les yeux
D'avoir trop veillé
Sur un monde
Qui n'en demandait pas tant

*

Aux matins d'épuisement
Tu tournes le dos
Regarde le jeu des nuées
Au dessus de Vielle Charité
.
Le poème ces temps-ci
Est aux abonnés absents
.


19 août 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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