jeudi 5 novembre 2015

Etat chronique de poésie 2634





2634

Tu voudrais savoir encore
Frémir au crépuscule
Au doux effleurement
De ses doigts frais
.
Tu voudrais savoir
Lentement défaire
L'entrelacs des tissus
Et accéder sans rougir
Au grain délicat
De sa peau abandonnée
.
Tu voudrais d'un baiser
Plonger jusqu'au cœur
D'une nuit souveraine
Au creux d'un nid douillet
.
Et vous feriez l'amour
Sous l'oeil complice
Des étoiles rêveuses

*

Si longtemps vous êtes restés
Dans l'ombre de vos désirs
Qu'à l'instant éphémère
Où le silence gagne
Dans la palpitation de vos cœurs
Vous ne savez par quels ouvrages
Ouvrir la voie diffuse
Où vos battements vous conduisent
.
Tu avances tes doigts tremblant
Elle ne fuit pas
Elle ne dit rien
Elle n'est plus que regard brûlant
.
Tu ouvres le corsage
Hésite encore
Sur le seuil de cette extase
.
Si longtemps êtes restés
Dans l'ombre de vos désirs
Qu'à l'instant éphémère
Où le silence gagne
Dans la palpitation de vos cœurs
Vous versez en cette ivresse
.


16 août 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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