dimanche 1 novembre 2015

Etat chronique de poésie 2630





2630

Pendu aux lèvres des heures
Bleu d'y avoir accroché ton souffle
T'en retournes toussant et mouchant
Victime collatérale d'enfants ingénieux

*

Tourne en dérision
Tes vains rêves et folles utopies
.
Puisque jamais rien ne s'ancre
Au sable mouvant de l'avenir
.
Petit soupir lancé
Tu gravis avec fatigue
Les marches d'un temps perdu

*

En si frêle amour dépose ton sort
Que bras refermés jamais ne te relâchent
Puis déçus te laissent retomber
Lorsqu'hiver s'en vient
.
Tu ne sais en quelle chaleur
Préserver l'éclosion de tes rêves

*

Pas un souffle ne te sépare
De l'heure où tu te lèves
Et lorsque vient le crépuscule
Tu ouvres des yeux hagards
.
C'est lutte constante
Que de rester les yeux ouverts
Une fois ta porte refermée

*


A chaque acte commis
Que sais-tu de leur portée
.
Tu t'accroches à l'illusion
De changer encore le monde
Persuadé de n'être que brin de paille
Sur l'océan colérique
Où se déchaînent
Forces et sombres calculs
.
Toi qui entre au bord des larmes
Te rappelant tes propres exils
C'est pour toi que j'écris encore
.


12 août 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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