vendredi 30 octobre 2015

Etat chronique de poésie 2628





2628

Tu appelles
Mais c'est en vain
.
Tu écris
Ne reçois rien
.
Ainsi vont les temps
Qu'ils effacent
Petits signes de politesse
.
Ne pas répondre
Laisser tomber les cris
Au puits des indifférences
.
Tu appelles
En vain
Ecris
Pour rien

*

Mais voici que viennent
En cohortes de lamentations
Les déçus de n'avoir rien fait
Lorsqu'il était temps
.
On s'étonne devant les murs
Erigés en protections sordides
Les portails automatiques
Autour des demeures sans livres
.
Une télévision grand écran
Tient place de cerveau
Aux domiciles bien rangés
Des similis et pacotilles
.
Ils viennent pourtant
Hurlant d'être à leur tour
Dépossédés de tout pouvoir
Trop tard puisque tout s'écroule
Trop tard fallait vous réveiller

*

Dans le petit matin blême
Un cliquetis de clavier
Frémit sous le souffle frais
D'une aurore automnale
Jour de paix en berne
.


10 août 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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