lundi 26 octobre 2015

Etat chronique de poésie 2624





2624

J'en fais des tours et des détours
Une biographie en suit une autre
Toujours me parviennent
Poèmes volés une fois vie envolée
.
J'en fais des tours et des détours
Tandis que Marina oscille
Au bout d'une corde
A Elabouga
.
Le siècle n'avait que quarante ans
Enterré à quinze dans la boucherie
Terre tranchée aux veines
Sang d'espoir englouti
.
Quatorze ans avait le siècle
Que déjà il rampait sous la mitraille
Les poètes mourraient au champ d'horreur
Ou pendus de ne savoir vivre encore
En temps de tristes présages

*

Elabouga
Et plus loin combien de camps
Combien de vies brisées
Ne survivant qu'au travers de mots
Perdus puis retrouvés
Dans le désert laissé
.
Elabouga
Combien de barbelés
Dressés aux frontières de l'absurde
Où Marina Oscille
Tout au bout de sa corde
Dans le silence glacé
D'un siècle déchiré
.
De camps en camps
Volent nos consciences engluées
Dans le suave parfum des dogmes
Où croupissent en geôles
Les chants des poètes désespérés
.
Un vent de folie nous traverse
Dès l'instant qu'au silence
Sont vouées nos consciences abusées


.
6 août 2015


© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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