samedi 24 octobre 2015

Etat chronique de poésie 2622





2622

Trop noir ou trop blanc
Mais toujours trop
.
Bien sûr piocher
En la beauté du monde
La force d'écrire
.
Mais pourquoi diable ne pas voir
Ne pas faire le pas de côté
Plonger en cette armée défaite
Qu'au nom de la beauté
Je voudrais voir rire et chanter

*

Sur ma route j'ai croisé
Une multitude au regard triste
Et une poignée heureuse
.
Sur ma route j'ai rencontré
Une multitude de méfiants
Et une poignée collective
.
Sur ma route j'ai rencontré
Une foule de solitaires
Une parcelle solidaire
.
Sur ma route j'ai rencontré
Une armée de cauchemars
Une infime bande de joyeux lurons
.
Devinez qui je préfère
Devinez qui je chéris

*


Mais voilà que si peu hier
Vont bien plus nombreux désormais
Les convaincus du faire
.
Agir n'est pas si compliqué
Suffit de savoir lire
Au cœur des hommes endormis
Et savoir susciter le réveil des consciences
Pour que marchent avec les exilés
Ceux qui hier vivaient terrés
.
Levez donc la tête
Excusez ma tristesse parfois
.


4 août 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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