lundi 12 octobre 2015

Etat chronique de poésie 2610





2610

Je dirai l'histoire
Qui s'écrit avec un grand H
Mais passe par les fonds maritimes
.
Je dirai l'espoir
Lorsque tu quittes ton pays
Traverse les déserts
Au risque d'être otage
De quelque fanatique
.
Heureux tu vois la mer
Mais ce n'est que début
Faut payer le passeur
Sans certitude d'arriver
De l'autre côté
.
Trois cent
Quatre cent
Cinq ou six cent
Vous partîtes
Mais si peu vous arriviez
Sur la rive rêvée
D'un Eden sans miracle
.
La suite je ne la sais
Ce que je sais
Ta croyance en un ciel
Qui borderait tes jours
D'une félicité sans pareille
.
Tes yeux s'écarquillent
Ne comprennent rien
Aux méandres administratifs
Qui font de ton séjour
Un provisoire qui dure
.
Une poignée d'être font œuvre
D'humanité et t'hébergent
Contre toute légalité
Au risque de leur propre liberté
Tu ne comprends pas
Tu ne peux pas
Tout est si étrange en ce paradis perdu
.
Que tu ne voudrais jamais comprendre
.


23 juillet 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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