samedi 10 octobre 2015

Etat chronique de poésie 2608





2608

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Sibelius – The tempest
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Parfois me dit qu'un bon grand vent
Et quelques éclairs bien placés
Et une pluie qui ferait fleuve
Sur le sol sec de nos pensées moites
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Parfois me dit qu'après tout
Ce que terre endure
Elle pourrait bien se fâcher
Comme nous un peu mais trop peu
.
Irais-tu jusqu'à feindre ignorer
Ce qu'un dehors brûlant te dit
Lorsque bravant canicule
Tu met le contact et démarre
.
Or voilà qu'avec un temps de retard
Peut-être fatal cet instant
Où tu fais comme si
Pauvre fanfaron de l'absurde
.
Ne change donc rien à ton plis
Ne bouge rien dans tes pensées
Elles pourraient fondre
En l'ardeur solaire de ta fin
.
Parfois me dit qu'un bon grand vent
Et quelques éclairs bien placés
Et une pluie qui ferait fleuve
Sur le sol sec de nos pensées moites

*

Un joli tsunami bien ciblé
Qui ne tomberait qu'en haut lieu
Pour une fois
Epargnant les humbles
Les faibles et les miséreux
Pour une fois
Pour au moins une fois
Non
Ce n'est jamais ainsi
Ce n'est jamais
.


21 juillet 2015

© Xavier Lainé, octobre 2015, tous droits réservés

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