lundi 28 septembre 2015

Etat chronique de poésie 2607





2607

Elle tourne tant
Qu'en infinis vertiges
Tu titubes sur les rives
Où tes mots s'embrouillent

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« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »
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A quoi et comment pourrions-nous condamner celles et ceux qui, ignorants, en appellent à fermer portes et frontières, celles et ceux qui fomentent lois et décrets de reconduction aux frontières ?

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« Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne »
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A quoi et comment pourrions-nous condamner celles et ceux qui par leurs actes et leur silence, cautionnent toutes formes de dictatures, puis s'offusquent de voir des peuples entiers migrer au risque d'en mourir, mais ferment leurs frontières et en appellent au racisme et à la xénophobie pour encore vilipender les victimes de leurs actions ?

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« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
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A quoi et comment pourrions-nous condamner celles et ceux, oligarques et présidents de pays « démocratiques », qui ne disent mot ni n'interviennent pour faire cesser les actes de barbarie dont sont victimes nos frères et sœurs humains en tous points de cette terre, et y compris devant nos portes ?

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« Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé »
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A quoi et comment pourrions-nous condamner tous ces présidents, ministres ou députés qui par mensonge ou par omission, par leur silence et les lois qu'ils promulguent contreviennent à la liberté des plus pauvres en les enfonçant toujours plus dans leur pauvreté ?

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« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat »
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Et vous voterez encore pour ceux qui s'assoient sur ce qu'ils ont signé, bannissent pauvres et exilés au nom d'une trouille infondée, pleutres gouvernementaux qui assassinent en silence par injustes mesures de précautions ?

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« Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays »
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Ainsi serez-vous complices par votre vote, de ce crime contre l'humanité qui fait de chaque migrant fuyant devant guerres et misères organisées un cadavre potentiel sur les plages de vos vacances sans âme ? A quoi donc pourrions-nous nous condamner pour chaque regard détourné, chaque silence sur les charniers, les têtes coupées, les viols et les pillages ?
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20 juillet 2015


© Xavier Lainé, août 2015, tous droits réservés

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