dimanche 27 septembre 2015

Etat chronique de poésie 2606





2606

Connaîtrais-tu un filet à mot
Qui puisse conserver ceux qui passent
Puis s'enfuient en volant
Au moment où s'ouvre la page
Que tu en ferais ton affaire
.
Mais comment peux-tu vivre
En cet infini désordre
Où te plongent tes soifs
De consommations éperdues
.
Tu accumules objets
Un vrai salon d'antiquaire
Puis ne sachant plus
Par quel bout prendre
L'ignoble foutoir
Demeure cervelle blanche
Devant le poste qui te houspille
D'en acheter encore
Et encore

*

A trop couper
Tu ne sais plus rien
De ce qui se trame
Au global des choses
.
Ici on sépare
On te pose des frontières
Sur tes paroles hésitantes
Tu ne sais plus
Tu ne sais rien
Pauvre papillon de nuit
Qui te cogne
Aux murs de béton
Où s'épanchent les certitudes
.
Plus tu avances
Moins tu sais
Tu l'écris et le réécris
Mais ton écriture demeure
En l'ombre néfaste
Des pouvoirs
Que tu ne détiens pas
.
Ta boussole tourne
.


19 juillet 2015

© Xavier Lainé, août 2015, tous droits réservés

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