mardi 22 septembre 2015

Etat chronique de poésie 2601





2601

Katerina Papadopoulou "Amygdalaki tsakisa" (L'Arpeggiata)
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Ils écrasent sous leurs pieds sales
Leur propre berceau de beauté
Ils vocifèrent en tribus de lâches
Tirent dans le dos de leurs origines
Crachent au visage d'une divinité
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Europe se meurt d'ignorance
Sous le joug des nouveaux maîtres
Aveugles cyniques et corrompus
Europe désespère sous leur férule
Ils tiennent le couteau et le trésor
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Rendez donc à Europe sa liberté
Entrez donc en résistance
Puisque pire sourds sont ses bourreaux
Endossez le costume des révoltes
Puisque rien ne peut être sans

*

Au rouleau compresseur
Tu réponds par des mots
.
Aux matraques
Tu réponds par des rêves
.
Pied dans la porte entrebâillée
Tu tentes encore d'envoyer
Dans l'espace des insensibles
Quelque gaz hilarant
Qui les détourne de leurs certitudes
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Ce qui est brisé
Au cœur même des êtres
Combien de temps
Pour en panser les plaies
.
Une vie n'y suffira
Qui passe si vite
Qu'à peine éclos
Te voilà déjà vieux
Assis sur le seuil de ta remise
Dans le silence de ce désert
.


14 juillet 2015

© Xavier Lainé, août 2015, tous droits réservés

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