samedi 19 septembre 2015

Etat chronique de poésie 2598





2598

Tetes Raides - Le condamné à mort
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Car sous le joug sommes tous condamnés
Avant même que d'avoir commis moindre crime
Le premier étant cet état de révolte échevelée
Où tu entres lorsque tout se délite à jamais
Devant le pouvoir absolu de quelques nantis
Avides et cyniques corrompus et bornés
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Car sous le joug sommes tous condamnés
Dès l'instant fatidique où nos esprits se soulèvent
En un haut le coeur impossible à réprimer
Devant la vague stupide des messagers d'échec
Plus rien ne trouve grâce aux yeux de ce monde
Dès lors que têtes vides nous reprenons nos errances
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Car sous le joug sommes tous condamnés
Puisqu'ils nous affirment que ne peut qu'échouer
La moindre tentative de se lever et tituber
Dans l'azur sans avenir qu'ils dessinent
Sur la page noire de nos avenirs défaits
Avant même que de naître et déjà condamné
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Car sous le joug sommes tous condamnés
A ne point retourner les armes sur la tempe
Des bourreaux du siècle qui toujours se reproduisent
Te laissant hagard devant l'échafaud de leurs dogmes
Larmes ultimes versées sur corps d'enfants suppliciés
Privés de tout lendemain pour assouvir grossiers appétits
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Car sous le joug sommes tous condamnés
En territoire de violences répétitives jusqu'à nausée
Regardez donc venir l'horizon sans fierté
Où vont déclinant les mots d'amour tranchés
Tête tombée au panier de bourses sanglantes
Condamné baise une dernière fois avant ta chute
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Car sous le joug sommes tous condamnés
Reste l'ivresse sans limite d'amours défaites
Comme l'est la vie si ne t'en préoccupe
Comme l'est l'esprit après ultime jouissance
Ils ne te laissent rien les pitres qui gouvernent
Ils ne laissent aucune chance à tes bras baissés
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11 juillet 2015

© Xavier Lainé, août 2015, tous droits réservés

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