vendredi 18 septembre 2015

Etat chronique de poésie 2597





2597

Je ne saurais que dire
Sinon vague à l'âme
Sous les pluies diluviennes
De tes yeux absents
.
Journées en demi-teintes
Que tu parcours hagard
Ne sachant à quel vent
Confier tes mots gourds
.
Il te vient un soupir
Un petit flottement
Une nausée inconnue
Où vont à la dérive
Tes rêves si longtemps défendus

*

Sauras-tu vraiment
Ce qu'absence veut dire
Au soir de longue haleine
Où traversée d'un jour
Fut épreuve sans mesure
.
Tu voudrais rejoindre
Les amours défaites
Au pays des souvenirs
Te glisser dans une autre peau
Revivre un instant
Tes espérances naïves
.
Au soir de tes déconvenues
Tu vas d'un cœur décousu
Amertume aux lèvres
Boire la ciguë de l'âge
Il ne te reste
Pour toute couverture
Que lambeaux de mémoire
Déchirés sur les branches
Où s'agrippe encore ton cœur

*

Un fragment de lumière
Aborde les rives pluvieuses
Où éplorées vont tes mains
Inutiles désormais
A suivre les contours gracieux
D'un amour éphémère
.


10 juillet 2015

© Xavier Lainé, août 2015, tous droits réservés

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