mercredi 9 septembre 2015

Etat chronique de poésie 2588





2588

Prononcer les paroles d'oubli
Oublier sa langue
Perdue de déserts en vaines frontières
.
Le baluchon sur l'épaule maigre
Entre deux roues se fier
Au destin aveugle
.
Mais fuir

*

Que reste-t-il de l'amour
Une fois nos paroles défaites
Une fois la vie usée
Sur les murs obstinés
.
Que construire encore
Lorsque tout se délite
Sous la violence gratuite
Des orages furieux
.
J'ai décliné les offres
Pour ne pas avoir à rougir
Sous le fardeau trop lourd
De vos exigences malsaines
.
Bien sûr la dette
Fabriquée de toutes pièces
Par la compression vitale
Le lent essoufflement des valeurs
.
Bien sûr vos intérêts
Saignant à mort nos rêves

*

J'aurais aimé savoir
Ouvrir des bras immenses
Pour accueillir toutes tes misères
Tous tes chagrins
.
J'aurais aimé pouvoir
Affréter mon véhicule
Amorçant la lente fuite
Vers des horizons de bonheur
.
Mais voilà
J'étais si manche et hésitant
.


1er juillet 2015

© Xavier Lainé, août 2015, tous droits réservés

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