dimanche 6 septembre 2015

Etat chronique de poésie 2585





2585

Rien tissé dans le si long temps
Et longtemps sans un mot
Comme médusé devant le siècle
.
Rien tissé dans l'heure qui passe
Entrée au jour à petits pas
Tu envoies tes baisers
.
Rien à l'oeuvre dans le silence
Fleurs de songe cueillies
Sous la rosée tendre d'un moment harassé

*

C'est vivre pour pas grand chose
Que de n'être hanté
Ni habité par autres rêves
.
Or vont chacune et chacun
L'oeil rivé sur leur cotte
D'amour ou de plaisir
D'argent ou de loisir
.
Tant que ne voient
Les récifs acérés
Sous la coque mal jointe
De leur navire sans voile

*

Alors sais-tu
Voudrais plonger en ces ondes
Ne jamais remonter à la surface
Découvrir tout au fond
L'infinie tendresse des algues

*

Puisqu'en ces grèves
Ne vont que pieds pressés
D'arriver au port
Où apparence est reine
.
M'en vais par sentiers détournés
Chercher d'autres bras
Où apaiser le tsunami des cauchemars

*

Me voici en l'âge cloué
Avec devoir d'y mettre terme
Pour renaître enfin
Sous d'autres horizons
.


28 juin 2015

© Xavier Lainé, août 2015, tous droits réservés

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