mercredi 26 août 2015

Etat chronique de poésie 2574





2574

Ouvrir la page
Tant que force encore
Aux yeux lourds
Laissent mots pantois
.
A poings rageurs
Dents acérées
Voudrais bien
Briser tes chaînes
Toujours se resserrent
Sur tes chevilles entravées
.
Ainsi vas-tu
Sur les passages du temps
Rêvant toujours
De rêves bondissant
Hors d'eux-mêmes
Dansant au cœur des rues
Une sarabande de liberté
.
Toujours tu reviens
Le drapeau de tes pensées en berne
Poussant du pied la porte qui résiste
Où sombres huissiers ont posé les scellés

*

Nous sommes quatre-vingt dix neuf pour cent
Qu'ils disent
Rompant un instant le mur épais du silence
.
Puis retombe le couvercle
Où tu croyais pouvoir
Déployer tes ailes

*

Protestations étouffées
Vont les notables et les notaires
Poser leurs ventres repus
Aux tables garnies
En vols et recels
.
A chaque minute qui t'échappe
Tu ne sais de quel mot encore
Toiser les orages
.
Tes yeux livrent leur pluie
De larmes sur tes défaites
.


17 juin 2015

© Xavier Lainé, juillet 2015, tous droits réservés

1 commentaire:

  1. C'est si beau que je vais tenter de prouver que je ne suis pas un robot! :)
    Merci, Xavier. Toujours un plaisir de te lire à l'aube. G.

    RépondreSupprimer