lundi 17 août 2015

Etat chronique de poésie 2565





2565

Musique à la cour de Charles Quint | Nuria Rial & Carlos Mena
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Si tôt levé que voix s'élèvent
Où canicule sévère
Tend à abolir tout mouvement
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Dès lors t'en viens
Cueillir la fleur tendre
D'un chant
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Ouvre
Ouvre donc
Où frappe douce harmonie
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Que se répandent
En tendres rosées
Les petits soupirs d'aurore
Les yeux partis
En intimes rencontres
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C'est l'heure d'abandonner
Toute vaine posture
Toute démarche d'imposture
Où l'aube s'invite
En lieux d'harmonies

*

Le vrai bonheur s'assoit sur un éphémère banc
Embrasse la fuite du temps
S'accroche aux vertiges du cœur
Puis s'évapore avec les rosées diaphanes
Dans l'ardeur solaire des jours sans âme

*

Parfois tu t'assois
Au bout du quai
Au bout du banc
.
Tu laisse place
Pour ne pas être seul
Assis ainsi
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Mais personne ne vient

*

Dès lors t'en retourne vers tes rêves
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8 juin 2015

© Xavier Lainé, juillet 2015, tous droits réservés

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