dimanche 16 août 2015

Etat chronique de poésie 2564





2564

Perdu entre ciel et terre
A toucher nuées d'aurore
J'écrivais sur la pierre
Sur les chemins de terre
Sur les troncs abattus
De foudres
.
Aux orages de ce temps
Préfère âpre rosée
Déposée aux creux
Des sentiers divergents
Où mes pas à peine éveillés
Vont chassant petites brumes
.
Ouvertes mes portes au silence
M'en vais entrant en pénombre
Rejoindre les fantômes d'une vie
Tapis entre deux livres
Trois grains de poussière
Au tranchant des souvenirs

*

Nous étions debout
A la proue de l'avenir
Jeunesse brandie en étendard
Tenant ferme le drapeau des rêves
.
Un relent d'utopies traçait son chemin
Qu'il nous fallait suivre sans choir
Ouvrant la trace à celles et ceux
Qui choisiraient d'emboiter nos pas
.
Nous étions debout
Nos rêves en banderoles
Tenues de mains fermes
Sur les boulevards
Où défilaient nos certitudes
.
Que de mauvais coups
Que de couleuvres avalées
Incitant à remiser l'avenir
Au magasin des idées mortes
.
Ainsi donc sommes si peu désormais
A tenir en éveil les folles tentatives
D'ouvrir la voie des rêves
.


7 juin 2015

© Xavier Lainé, juillet 2015, tous droits réservés

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