jeudi 6 août 2015

Etat chronique de poésie 2554





2554

Ombre si docile
En doux vent du Nord
Frémissant aux feuillages
.
Des rêves passent
En grands cris de martinets
Puis s'éteignent
Avant qu'été ne meure

*

Sur la table s'égrènent
En parfums d'azur
Les bouquets de lavandes
La ville assoupie
Guette derrière les persiennes
.
Point de vacances
A qui ne sait que rêver
Juste cette immobilité
Nécessaire pour ne point fondre
Sous l'ardeur caniculaire
.
Mais voilà que j'anticipe
Que je défie le temps
Déchire le mur des jours

*

Ecrire hors temps
Comme tant cultivent hors sol
.
Mais toujours hors
Vivre en l'âpre colère
D'en savoir toujours hors
Hors champ des attentions
Hors sujet des intentions
.
Ombres tissées
En l'indifférence des jours
Ils tendent leurs mains terreuses
Aux rues où coule la foule
.
Ils sont les rives d'un fleuve
D'où la vie s'échappe
Sans un regard
A suivre toujours mêmes sentiers
On finit par ne plus en voir
Les rives
.


28 mai 2015

© Xavier Lainé, juillet 2015, tous droits réservés

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