samedi 1 août 2015

Etat chronique de poésie 2549





2549

Orazio Benevolo: Missa Azzolina






Demeurer suspendu
Aux voies tombées d'un ciel
Serein et pur
Juste avant l'aube
.
A petits traits rapides
Effleurer l'image
D'un visage aimé
Et endormi
.
Et repartir vers le jour
Apaisé entre les mots
Glissant d'aube en aurore
Dans la saveur de l'instant

*

Si douce la parenthèse
Si fragile et si éphémère
.
Tu apprends chaque jour
A goûter les rares heures
Où sérénité apparaît
En rare denrée
Pour les rêves de passage

*

Le fil est si ténu
Qui nous tient encore ensemble
.
Le fil s'effiloche
S'embobine et s'embrouille
.
Qu'il en faut de patience
Pour en démêler l'écheveau

*

Tu ouvres
Un doux vent de printemps
Se dépose sur ta peau
.
Elle est là qui attend
Venue d'on ne sait où
Si seule et si nue
.


23 mai 2015

© Xavier Lainé, juillet 2015, tous droits réservés

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