jeudi 30 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2547





2547

En mai n'ai rien fait
En mai n'avais aucun pavé
Aucune barricade à construire
.
En mai comme tous
Allais en mon pas de soumissions
Regardant mes pieds
Pour ne rien voir
Du ciel et de ses promesses

*

En l'impression d'étouffer
Saurais-tu trouver sursaut
Ouvrir les fenêtres
Chercher l'oxygène
Respirer l'air pur
A condition qu'il y en ait
.
Tu te noies dans l'âpre résolution
Te heurtes aux murs qui cachent
La possibilité même de ton bonheur

*

Vivre sais-tu
C'est être architecte
Et de rien faire
Un toit et des murs
Pour protéger l'amour
.
Il se tient là
Tapi dans l'ombre
Il attend un mot
Un petit clin d'oeil
.
Jamais il ne s'impose
Il accompagne tes soupirs
Cueille frais parfums
Au jardin de tes rêves

*

En mai j'aurais pu
Prendre le premier vol
Embarquer sans un regard
Vers d'autres lieux
Où s'ouvrent les bras de l'espoir
.
Les jours se font pièges
Ils t'enserrent dans leurs griffes
.


21 mai 2015

© Xavier Lainé, juillet 2015, tous droits réservés

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