lundi 27 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2544





2544

Francesco Da Milano (1497 – 1543) : je reste fasciné. Nous en savons moins désormais sur les véritables créateurs qu'en ces années où renaissance rimait avec humanités. A l'heure où nous plongeons sans délectation dans les délires sanglants d'une nouvelle barbarie, serait temps d'écouter et réécouter la subtile musique d'un temps renaissant...
.


.

A vrai dire
Ne devrai rien écrire
Au dehors le chant
En dedans les rêves
Et puis étoiles attardées
Entre deux lumières pâles
D'une aurore hésitante
.
A vrai dire
Ne devrai d'aucun mot
Ensemencer le jour
Rien ne vient
En terre aride
Où s'éparpillent
Fragiles souvenirs
.
Il ne reste rien
Lorsque jour s'en vient
Poussant le précédent
Hors de portée
En notes envolées
Sur les pages perdues
Où s'attarde la beauté

*

Et moi
Moi qui ne suis pas grand chose
Au pays des petits rien
Je t'ouvrirai des portes
Je briserai les murs
Taillerai en la pierre
Les fenêtres
Où déposer
Tes frêles esquisses
Tes doux sourires
.


18 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire