dimanche 26 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2543





2543

Nous danserions jour et nuit. La musique serait notre alcool fort, et notre ivresse un doux parfum. Une grâce sereine viendrait orner nos crépuscules, nos aurores se réveilleraient dans une extase sublime. J.Playford, D.Douglass, P.O'Dette, A.Lawrence-King guideraient nos pas, chaque frôlement serait invitation à nous perdre...
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Puisque printemps s'y prête
Nous irions danser sous les frondaisons
Compter fleurette à l'ombre des ormeaux
Jusqu'au crépuscule irions en douce ivresse
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Temps n'est plus de ces heures gaies
Mains doucettement effleurées au silence
Regards échangés entre deux verres
Temps n'est plus aux tendres réjouissances
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Voyez donc en quels tristes mines
Vont les uns au marché sans confidences
On se regarde en lampées d'ignorance
On se croise sans jamais la rencontre
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Puisque printemps s'y prête
Nous irions rompre les digues serrées
Où vie se trouve cloîtrée sans espoir
Briser les barrières et les murs
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Un doux murmure s'en vient du ruisseau
La nuit se fait au creuset des rêves
Ouvrez donc les vannes de la relation
Brisez l'étau des méconnaissances
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Puisque printemps s'y prête
Franchissons d'un pas de deux allègre
La rivière des indifférences coupables
Jetons aux orties les tristes suspicion
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Puisque printemps s'y prête
Secouons donc le joug de nos soumissions
Brisons la chaine de nos compromissions
Il est temps de rompre l'engrenage
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17 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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