samedi 25 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2542





2542

Pour les soupirs, rien de tel que la subtilité du baroque. Tant d'harmonie délivrée, que les mots se font tendres et rêvent de doux libertinages, sous l'oeil dansant des candélabres. Jacques de Saint-Luc berce l'instant de tendre douceur, il travaille son luth en orfèvre et la danse des flammes dans tes yeux suit celle des notes dans les rythmes endiablés du cœur.
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Il te faut la nuit et l'ombre
Il te faut cordes pincées
Juste avant qu'aurore
Ne vienne troubler sommeil
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Tant d'étoiles communes
Tant de cieux à partager
Lorsque vie s'étale et s'éteint
Au seuil d'un temps blafard
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Si peu d'espoir dans les yeux
Si peu de révoltes dans les actes
Et chaque jour comme une insulte
Déroulé en lambeaux d'illusions
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Temps étrange qui nous laisse
Démunis et perdus sous la fourche
Soumis et angoissés de vivre
Dépossédés de toute pensée
.
Il te faut la nuit et l'ombre
Entre dix cordes pincées
Juste avant qu'aurore
Ne sonne ton éveil

*

Lorsqu'éveil s'en vient
C'est pour aussitôt disparaître
Sous les coups de boutoir
De tes vents de folie
.
Dès lors erre
Bras ballants d'avoir trop étreint
Lèvres amères d'avoir trop embrassé
.


16 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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