mercredi 22 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2539





2539

Je me souviens d'un film, mais plus de son titre. Mais Sibelius était présent d'un bout à l'autre du récit et sa musique venait, comme une obsession. Tout le reste est désormais effacé de ma mémoire, mais je ne sais pourquoi, mes pas reviennent sans arrêt à sa musique. Aujourd'hui, sa symphonie n°2, Salonen et déjà me voilà parti en voyage, vers ces rives du Nord que je ne visiterai jamais.
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Parfois ne sais pas ou plus
Regarde d'un oeil effaré
La platitude du temps
L'absence de mouvement
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Parfois ne sais pas ou plus
Vous vois si morts et éteints
Que demande quel réveil
Enfin vous sortirait de léthargie
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Parfois ne sais pas ou plus
Jusqu'à quel degré chauffés
Vous seriez enclins à réagir
Tant sommeil profond vous prive
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Parois ne sais pas ou plus
Quels sommets de mensonges
Saurez-vous gober sans frémir
Ni nausée avant salutaire révolte
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Parfois ne sais pas ou plus
Regarde par ma fenêtre ouverte
La calme plat d'un temps d'apathie
Et le travail souverain des anesthésistes
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Parfois ne me demande pas ou plus
Puisque déjà l'amputation de vos âmes
Sous le bistouri des puissants
Est une opération en cours

*

L'opération rate à tous les coups
Vous demeurez sanglants
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13 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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