samedi 18 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2535





2535

Certains matins, le soleil se lève et brille des mille feux croisés où traditions et nouveautés s'entremêlent. La musique prend alors un tour singulier, ouvre de beaux horizons à l'imaginaire fugueur. Le pas se fait allègre à arpenter les trottoirs du matin, le jour brille de cette allure fringante qu'ont les recherches hardies. Les musiciens ne manquent pas le train de l'innovation, Denez Prigent et Mari Boine, par exemple, dans leur « Geotenn Ar Marv », nous invitent à cette rencontre particulière entre racines celtiques et inspiration du grand Nord. Le rêve alors se pare de verdure et de glaces pour un voyage de rêve.
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Je t'offrirai l'intensité de nos silences
Sur la page d'un jour muet
j'ouvrirai la trace de soupirs
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Aux horizons fermés
J'opposerai l'infinité des genres
Le multiple en place de l'unique
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Aux iniques pensées
Je collerai l'impératif du différent
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Et nous irons en apparent désaccord
Répandre une parole d'insoumise réalité

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Où aller à baisers volés
Où cacher nos peurs et nos fuites
Où planquer les difficiles bonheurs
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Car ici tout étalage devient honteux
Tant misères et tristesses sont de mise
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Que faire donc de l'hymne d'amour
Lancé dans les brumes de l'aurore
Lorsque bras doux s'ouvrent
A lèvres ardentes pour conjurer
La rudesse de vivre
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Vois où vont nos sentiers détournés
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9 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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