vendredi 17 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2534





2534

Désormais qu'en ce monde, si peu savent déguster la saveur du silence, l'intensité de la nuit, monde d'où le rêve peu à peu est banni du quotidien, n'est possible que de chercher ces petites plages de silence qui font que musique devient ce qu'elle est. Jusqu'ici les compositeurs parlaient de musique. En voici un qui étrangement, nous parle du silence qui la précède, la seconde, la transmue en petits points d'étoiles au noir du ciel, dès lors les rêves s'y trouvent tissés en toile serrée, comme notes envolées que le matin se doit d'attraper pour ne point perdre sa boussole. Je parle donc de Zbigniew Preisner, et laisse mes mots se poser, sur la portée de « Silence, Night and Dreams ».
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Parfois j'hésite
Mes doigts un instant demeurent
Suspendus à l'intensité de l'instant
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Dès l'aurore le ciel se charge
Des roucoulements d'amour
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Tu viens à ma fenêtre
Oiseau perdu des rives matinales
Me regarde d'un oeil rond
En mon insistante tension
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Les mots suivent leur chemin
D'hier à aujourd'hui
Se perdent en des flots glauques
Juste avant d'aborder aux rives muettes
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Rêves bien sûr
Rêves se tiennent
Où la parole parfois
Se terre

*

Lorsqu'ils se posent sur terre
A l'aurore délicate où tu te tiens
Debout dans ta splendide jeunesse
Les rêves envahissent ton destin
En moisson de baisers
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8 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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