jeudi 16 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2533





2533

Toujours je reviens aux sources, douces musique d'un temps révolu. Temps sans prétentions ? Qui était Jacob Van Eyck ? Je ne sais. Chercher donc comment cet homme et sa musique ont pu traverser le temps. Le chant d'une flûte aux jardins de l'ombre, c'est si fragile, si peu, et c'est pourtant délice ! The Flute's Garden of Delight chante aux petits matins gracieux où les mots s'ordonnent sur la partition du cœur.
.


.

Aux flots d'insondables colères
Mouvements d'humeur largement justifiés
Par un temps d'obscures décisions
J'oppose retrait et distance
.
Point de poème assez fort
Qui sache combler le vide
Où l'indigence s'immisce
.
Ce qui fut vaincu un jour
Par malices de l'histoire
Ne l'est jamais dans les esprits
.
Où la bête sommeille
Nous convient d'éveiller beauté

*

Mes pas glissent dans l'ombre
Furtifs ils vont cueillir
Belles fleurs d'âmes
En peine d'amour et de courtoisie
.
En l'aurore de silence
M'en vais d'un pas aveugle
Chercher à tâtons les soupirs
D'âmes sœurs éplorées
De n'avoir su aimer
.
Un soleil active ses braises
Brûle le temps trop fervent
où vont en éternels conflits
Hommes qui ne savent aimer
.


7 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire