mercredi 15 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2532





2532

Et bien sûr boire jusqu'à plus soif, en l'ornière de vivre un temps de désespoir. Qui mieux que toi, Renaud, pour me montrer le chemin de la noyade, en cet Hexagone borné de suffisances froides. Je plonge avec toi, ami et voisin, puisque nous vivons un crépuscule tragique, à chacun de nos petits levers. Tant qui vivent couchés qu'il nous faut des mots pavés, à lancer dans la gueule avinée de nos destins coupables.
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O pays de sinistre mémoire
Avec amnésie générale
Jaillie du fond des urnes
M'casse pas les burnes
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Que des pourris viennent
Avec cocarde défendre
L'ordre des soumis vendus
M'casse pas les burnes
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Que tes élus se vautrent
Au purin sécuritaire vanté
Par une blonde gangrène
M'casse pas les burnes
.
J't'envoie mes mots vitriolés
Même pas peur j'te dis
De ta flicaille sur mes vers
M'casse pas les burnes

*

Qu'un vent contraire souffle
Qui dise l'inverse de leur raison
Voici les cocardiers maris
Qui se taisent ou vitupèrent
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Ha ! Vous aviez cru élire
En bonne intelligence
La crème de votre contrée
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Vous voici désenchantés
Devant l'étendue du désastre
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6 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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