mardi 14 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2531





2531

C'est l'esprit sans cesse aux aguets que je me lève. Il se trouve toujours une musique pour accompagner mon réveil. Avec, il semble au fil du temps, une légère préférence pour les compositeurs nordiques. Je découvre donc Per Nørgård. Et voilà que son « Eté fugitif », composé en 1992, vient à la rencontre de ce jour.
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Si frais chemin
A l'ombre des micocouliers
Pas silencieux
En tapis d'acacias
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Lente torpeur gagne
Aux premiers signes
D'estivales errances

*

Dès lors que ton cœur saigne
Aux abords de sèche saison
T'en retournes au giron des nuits
Puiser l'eau des rêves
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Ultime refuge entre deux bras étoilés
Tu voyages sans attaches
Déposes tes mots de presque rien
Sur la page vierge de voie lactée
.
D'un soupir tu ponctues
Les aléas de tes sentiers
Où pierres roulent sous tes pas
Te faisant ombre chancelante

*

Que dire encore qui ne soit
De larmes bercé en aurore
Depuis si longtemps plus la foi
Sur mon rafiot viré de bord
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Que dire encore à l'heure
De tes silences émouvants
De tes mots pour du beurre
A me retourner les sangs
.


5 mai 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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