mercredi 8 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2525





2525

Parfois, l'aube m'invite en des rêves balkaniques. Me voici renouant avec la tradition migratoire, rêvant d'un monde sans frontière où partager pensées et rires sans contrainte de pays. Ecouter Goran Bregovic et Alkistis Protopsalti, c'est reprendre racine provisoire en des paysages ancestraux. Me voici migrant parmi les nomades, valises posées au quai de nulle part, apatride sincère partageant le peu, pour vivre le meilleur.
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Bien sur que mes yeux lisent
Je bois cette dictature
Jusqu'à l'écoeurement
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Là-bas un peuple se lève
Vous ne savez que lui imposer
Souffrance et tragédie
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Bien sûr que mes yeux voient
Tant d'écritures indifférentes
Au total mépris qui s'affiche
.
Tant de sourdes plaintes
Etouffées sous le joug
De quelques uns corrompus
.
Bien sûr mes yeux comprennent
Qu'un homme qui parle
Tandis que d'autres écoutent
N'est qu'une erreur de l'histoire
Une parole usurpée
.
Mes yeux ayant lu vu et compris
Je dénie à quelque élu qu'il soit
Le droit de parler en mon nom
*
Savez-vous
L'heure des partages a sonné
Qui nous veut naïfs et purs
A l'heure de rendre justice
Car ce qui vient
Sera le fruit de nos amours
.


29 avril 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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