mardi 7 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2524





2524

Chaque aurore veut sa petite musique. Au baroque vont mes goûts pour cette sérénité qui lui est propre. De ma rencontre avec Boccherini, je ne garde qu'un flou souvenir. Je sais seulement qu'il entra à pas feutrés en un temps de déchirement et d'errance. Il en est ainsi lorsque la voie choisie par dépit s'avère être une impasse. Il faut au moins ce String quintet op.10 pour s'en consoler.
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Notes égrenées à l'heure des luttes
Petites harmonies légères envolées
Au temps d'ardentes souffrances
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Parfois le jour tarde et s'étire
Juste avant l'envolée de vies
Passées à faire comme si
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A trop feindre le bonheur
Comme du bois sec tu viens
Coeur brisé d'avoir rêvé
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L'heure n'est plus d'attendre
A l'éveil tardif s'oppose le bruit
Que fait l'homme indifférent
Découvrant sur la plage rêvée
Les galets sanglants d'agonies
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Debout puisque l'heure vient
Debout suivre tendres symphonies
Et vivre enfin sur la pente
D'autres soupirs à semer

*

Sur la partition des mots
Tu recherches petites traces
De ce qu'un cœur mis à nu
Sais dire à l'aurore
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Tu mélanges un peu les genres
Te perds dans les méandres des nuances
Ne sais écrire qu'en mode mineur
T'étonnes souvent
Du mode majeur des lectures
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28 avril 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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