lundi 6 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2523





2523

Certains matins, les rêves ont besoin de s'étirer, de tirer sur la couette pour le seul bonheur de laisser chuchoter mots tendres au creux des oreillers. Un air de fado plane sur l'aurore. Me voilà tendrement enlacé dans la langueur des mots, incapable de larguer les amarres tendues par Misia et L'arpeggiata : « Amor de mel, amor de fel », un amour fou, un amour de miel et de rosée en fleurs écloses. Et le jour s'avance léger...
.

.

J'ai attendu du silence
Un mot un seul
Mince preuve d'autre univers
Où attendre le meilleur
.
J'ai attendu du silence
Le petit signe de vie
Fine lamelle d'espérance
Sous la pluie des désespoirs

*

Mes mains plongent en cet endroit
Où se trouve murée ta liberté
Où se trouve enfermée
Ta potentielle guérison

*

Sous l'oeil ironique
Du forcément choquant
Tableau du monde
Mes mains se posent
A la surface
Attendent un signe

*

Lorsque vient
Le lent frémissement
Le mouvement infime
Libéré
.
Lorsque frappe à la porte
Le fou désir d'une autre vie
Tissée au secret des cuirasses
.
Avec science
Tu viens en ouvrir le flux
.


27 avril 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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