samedi 4 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2521





2521

J'ai tant rêvé sur ce concerto. Tant écouté sous toutes les versions jusqu'à en connaître chaque aspérité, chaque difficulté. Mais vous voici, Olga Sheps, en incroyable jeunesse, qui me subjuguez, me transportez une fois de plus, lorsqu'à votre tour vous interprétez le concerto n°2 de Rachmaninov...
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Parfois subjugué j'avance
La nuit tarde à s'enfuir
Par la fenêtre entrouverte
La ville lentement se laisse fendre
D'un tonnerre de passage
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Parfois subjuguée se dresse
La musique un peu folle
Un mur de notes égrenées
Une psalmodie hâtive
En une langue inconnue
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Parfois subjugué je demeure
En la dextérité des doigts
Agitant les spectres noirs et blancs
Sur les cordes éperdues
Sous l'effleurement rapide
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Parfois subjugué j'avance
Rachmaninov guide mes pas
Lorsque nuit s'étire en peines
Perdues d'avoir épuisé ses rêves
Juste avant qu'explose le concerto

*

Je m'avance vers le jour
Mots guidés par la vélocité des doigts
Sur les touches noires et blanches
Déposées en mon clavier du cœur
.
Je m'avance sans retour possible
Chaque heure me portant vers l'inconnu
Je sais l'attente et l'emportement
Le fou vertige d'aimer entre deux touches
Noires et blanches pressées
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25 avril 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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