jeudi 2 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2519





2519

J'ignorais jusqu'à ton existence, Bernard Parmegiani. C'est toute la puissance de ce monde que de t'infliger la honte de ne rien connaître, ou pas assez. Mes oreilles se dressent sur De Natura Sonorum, composé en 1975. Miracle ! Voilà que les mots se mettent à danser...
.

.
Il te faut de l'étrange
.
Alors marche et écoute
Juste avant qu'aube n'éclaire
De nuées bleutées ton éveil
.
Marche et écoute
Ce que nulle oreille
En ses habitudes de bruit
N'entend

*

Tu vois amie
Je n'ai qu'un regard
Et il souffre
.
Je n'ai qu'un regard
Qui ne sait se détacher
De cette aura triste
Qui nous tient entre ses griffes
.
Je te regardes
En ta quête éperdue
De devenir quelqu'un
Ou quelqu'une
Avec parole autorisée
.
Je me sens nu
Terriblement
Avec mes maigres mots
Couverts de l'opprobre
D'être encore
Quand ta dépouille git
En quelque lieu sans âme
.
Je me sens nu et perdu
.


23 avril 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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