mercredi 1 juillet 2015

Etat chronique de poésie 2518




2518

Je ne sais pas grand chose de toi, Gustav Mahler, mais voici que me vient ta deuxième symphonie dirigée par Pierre Boulez, alors j'écris.
.

.
Tu vois
parfois je m'arrête
.
Un fragment vient
décliné en abîmes
.
Les mots manquent
Le verbe se tait
Plus rien qui sache
Ouvrir les portes du jour
.
Je rêve d'un autre temps
D'un tempo ralenti
Qui laisserait libre
Le champ des espérances
.
Mais toujours me penche
Sur les abysses
Où corps mêlés se noient
Dans la nuit aveugle
.
Toujours me penche
Sur la vague et le sel
Amer de n'avoir pas su
Arrêter le bras meurtrier
.
Tu vois
parfois je m'arrête
Une larme roule
sur mes joues fatiguées
.
Mes mains ne savent
Ouvrir à vos défaites âmes
Les mots de résurrection
.
Seules les notes et Mahler
Viendront vous faire linceul
Où mon silence se fait complice
.


22 avril 2015

© Xavier Lainé, juin 2015, tous droits réservés

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