samedi 27 juin 2015

Etat chronique de poésie 2515





2515

Tu ne sais rien faire d'autre
Qu'aller de ton pas d'insurgé
Frapper de plume raide
La nuque fétide des nantis
Tu ne vis qu'en cet état fébrile

*

J'ai tenté de feindre
L'effacement et l'oubli
Pioché à même les soupirs
Ma soif de révolte
.
Rien n'est venu
La source des insurrections
Semble tarie
.
Ne nous reste qu'espoir
Muré entre deux certitudes
Que vie ne peut être
Où s'épanchent vaines fortunes
.
Rien n'est venu
La source des insurrections
Semble tarie
.
Dès lors m'en vais jouer
Avec le temps comme simulacre
Puisque rien ne tient en cet instant
Sinon la presque certitude
D'être là où devoir m'appelle
.
Rien n'est venu
La source des insurrections
Semble tarie
.
J'ai brûlé l'ultime page
Jeté aux orties mes derniers rêves
Saisi la truelle et le marteau
Construit les digues
.
Ô si douce solitude
Offerte à l'âme qui cherche
Sans rien savoir
Mais plonge avec délice
.


18 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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