vendredi 26 juin 2015

Etat chronique de poésie 2514





2514

Ils viennent avec un dieu défait
Affirmer leur droit au salut
Dans la mort et le sang versé
Des innocents
.
Leur bras est armé
Tu connais les marchands
Tu peux même savoir
Le prix des armes
Mais jamais celui du sang
.
Tu sais pleurer en silence
Lorsque le crépuscule tombe
Parmi les cris de martinets
Eux au moins ne connaissent rien
De la tragédie de se dire humain
Parmi les mufles hideux
.
Ils répètent à l'infini
Les vieux modèles périmés
Les recettes nauséabondes
Où se perdent les âmes isolées
.
Combien de femmes et d'enfants
Sur l'autel du prix des armes
Sacrifiés en toute connaissance
.
Tout le monde
Ou presque
S'en moque

*

L'ultime refuge est un doux vent
Dans les jeunes feuillées
Où se tient tapie
La beauté d'un sourire
.
Tu la regardes
Ne fuit en rien son regard
Glaive planté
Au cœur saignant
Où coule lave violente
.
Tu soupires dans ce murmure
.


17 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire