jeudi 25 juin 2015

Etat chronique de poésie 2513





2513

Puis reprendre le fil
Recoudre les morceaux
Puisque ce que nous sommes
N'est que pâle présence
En ce monde hanté
.
Tu ne peux que mesurer
L'ampleur des dégâts
Observer la pente vertigineuse
Devant les roues d'un véhicule sans frein
.
Un mur vient
Plus dur que tous
Dressé de main de maître
En travers de ton chemin
.
Tu sais l'obstacle tout proche
Tu sens le moment du fracas
Tu poursuis pourtant ta route
Dans la feinte insouciance

*

Un printemps pourtant avait mûri
En larges feuillées ébouriffées
Dans le vent frais d'un vain retour
.
Ici commence ton errance
Lorsque puisant aux veines du silence
Les mots se font hésitants
Devant la porte de tes doigts
.
Tu admires l'oeuvre de nature
&
Revenant sur tes pas
Découvre avec stupeur
L'ombre portée des hommes perdus
.
Ici et là se noient
Les plus désespérés
Ceux qu'indignes ont livrés
Aux canons sciés
Des hordes barbares

*

Ils viennent avec un dieu défait
.


16 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire