lundi 22 juin 2015

Etat chronique de poésie 2510





2510

La révolte n'est jamais définitive
Elle est en perpétuelle recherche

*

Pas un jour sans adrénaline
Pas un jour sans soupeser les pavés
Songer au pied de biche
Ouvrir la porte au flot des colères
.
Puis las m'en retourne
Puisqu'en insipides informations
Va la toile des rêves insinués

*

En fracas de tempêtes intérieures
Mes jours s'écoulent amers
.
Des gouffres sombres s'ouvrent
Où mes pas se déposent hésitants
.
La terre est ferme à qui s'affirme
Sous le vernis brillant de son caractère
.
Qui ne sait vraiment ne peut que s'alarmer
Puis s'effacer sous le scalpel d'un temps absurde

*

J'en ai vu tant agoniser
Pliés sous le joug fatal
Des dominants si sûrs d'eux
.
J'en ai vu tant mourir
Sans l'ombre d'un soupir
De ces bonnes âmes
.
Voyez donc en quelle avarie nous sommes
Puisque mort n'indigne personne
Voyez donc

*

Que nuées noires s'amoncellent
Cachant l'azur délicat de nos printemps
Qui s'en inquiète
Personne
.
Dans la galerie des faux-culs
Pérorent les couards et les assassins
.


13 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

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