samedi 20 juin 2015

Etat chronique de poésie 2508





2508

Puisqu'il faut bien vieillir
Prendre l'an qui passe sans retour
Un œil dans le rétroviseur
Voir les actes dépassés
.
De révoltes en insoumissions
Je n'arrive à me guérir
Je rêve

*

Qu'importent sagesse et balivernes
J'arpente le territoire déserté
D'où nulle lutte n'apparaît
Dès lors que chacun en son jardin
Attend que quelque chose tombe
Comme pomme sur tête
De ce brave Newton
.
Mais rien ne vient
A qui jamais ne se met à l'oeuvre

*

Hurlez donc parmi les fauves
A défaut de vous tenir debout
Parmi les justes
.
Ne venez point pleurer
Une fois la porte verrouillée
Sur vos rêves décharnés

*

Une nuit s'étend
Qui ne trouve plus son aurore
Puisque vous ne savez agir
Avec la détermination de justice
.
Je regarde avec attention
La foule qui erre
Aux couloirs sombres
Des métropolitains
.
Quelque chose en la beauté sourit
Sitôt bémolisé de misère endémique

*

A trop courir savez vous ce que perdez
Que jamais ne retrouverez
.


11 avril 2015 

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

1 commentaire:

  1. Bonjour,

    Vous avez réussi avec ce bel écrit à synthétiser tout ce que je pense et fait en ce moment, je me suis parfaitement retrouvé dans vos vers.

    Merci de cette agréable lecture,

    Fabien.

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