vendredi 19 juin 2015

Etat chronique de poésie 2507





2507

Vient le temps d'observer devant
Que le sentier désormais sera court
Malgré soleil et azur ou nuages lourds
Qu'il reste si peu au pas hésitant
.
Vient le temps de transmettre
A jeunesse perdue petit mot
Qui sache la préserver des flots
Où la scène pousse à se démettre
.
Vient le temps de chanter à tue-tête
Qu'un soleil vaut mieux au coeur
Que l'ombre où dorment les peurs
Vient le temps d'ouvrir aux mots la fête

*

Je ne partais point en chantant
Tant la peine est immense
De quitter le territoire des collines
.
En ermite j'arpente
Les rives de silence
Et de bois mort
.
Le printemps tarde
Puisque nous vivons à genoux
.
C'est hiver en nos pensées glacées

*

Me voilà bouillonnant
A l'intérieur de mes songes
La nuit est peuplée
De mes fantômes abjects
.
Je vais criant
Sur des crêtes de mensonge
.
Arrêtez
Arrêtez donc
Vivez autrement
Et jetez aux orties vos passives ironies

*

Puisqu'il faut bien vieillir
Prendre l'an qui passe sans retour
.


10 avril 2015

© Xavier Lainé, avril 2015, tous droits réservés

1 commentaire:

  1. Je ne suis apparemment pas le seul à être inspiré d'écrire sur le temps qui passe, et tout cette fatalité qui en découle ...

    Merci pour la lecture,

    Fabien.

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